Le Musée d’État d’Auschwitz-Birkenau a commémoré ce 14 août le 85e anniversaire de la mort de saint Maximilien Kolbe, le franciscain conventuel polonais qui a offert sa vie en échange de celle d’un autre prisonnier dans le camp de concentration nazi allemand d’Auschwitz.
Selon les informations communiquées par le Musée lui-même, des fleurs ont été déposées sous la plaque commémorative du Bloc 17 et devant le Mur de la Mort, dans la cour du Bloc 11. Des prières ont également été récitées à l’intérieur de la cellule 18, au sous-sol du Bloc 11, l’endroit exact où le père Kolbe a été assassiné le 14 août 1941.
La messe de la journée a été présidée par le cardinal Kazimierz Nycz, archevêque émérite de Varsovie, avec la participation de religieux franciscains, de fidèles et de pèlerins.

Le « martyr de la charité »
Fin juillet 1941, après l’évasion d’un prisonnier, les autorités du camp condamnèrent dix hommes à mourir de faim en représailles. Lorsqu’un des désignés, le sergent polonais Franciszek Gajowniczek, se lamenta pour sa femme et ses enfants, le père Kolbe — prisonnier numéro 16670 — fit un pas en avant et demanda à prendre sa place.
Après deux semaines d’agonie dans le bunker de la faim du Bloc 11, durant lesquelles il soutint par la prière et le chant ses compagnons de cellule, les bourreaux mirent fin à sa vie le 14 août 1941 par une injection de phénol. Son corps fut incinéré le lendemain, jour de la solennité de l’Assomption de la Vierge, à laquelle il avait consacré toute sa vie et son apostolat à travers la Milice de l’Immaculée.
Gajowniczek survécut au camp et était présent à Rome lorsque saint Jean-Paul II canonisa Kolbe comme « martyr de la charité » le 10 octobre 1982.
Le Musée d’Auschwitz a également rappelé qu’il dispose d’un podcast consacré à l’arrestation, à l’emprisonnement, au sacrifice et à la mort du père Maksymilian Kolbe.