Madrid, Barcelone et les Canaries se préparent à accueillir des milliers de jeunes, de pèlerins et de curieux à l’occasion des événements liés à la visite du Pape. Des points d’écoute, des espaces d’accueil, des programmes culturels et des dispositifs d’information sont annoncés pour orienter ceux qui participeront aux différentes activités. Tout cela peut être raisonnable et nécessaire lors d’une rencontre de grande ampleur. Mais une absence attire l’attention et ne devrait pas passer inaperçue : la confession.
On ne sait pas si l’on est encore à temps de corriger cela, mais il faudrait le faire. Parce que si l’Église croit vraiment ce qu’elle enseigne ; si elle croit réellement à la grâce, au péché, à la nécessité de se réconcilier avec Dieu et à la vie éternelle, alors le sacrement de la pénitence ne peut occuper qu’un rôle secondaire dans le programme ni devenir une activité presque invisible. Il doit être au centre.
Dans certaines éditions de la Journée Mondiale de la Jeunesse cela a été parfaitement compris. Beaucoup se souviennent de ces images de priests confessant pendant des heures, dans des parcs, des places ou des espaces aménagés à cet effet, tandis que des milliers de jeunes accédaient au sacrement. Cela avait un sens profondément catholique. Cela montrait une Église qui croyait que les âmes importent et qui comprenait que le plus grand bien que l’on puisse offrir à une personne n’est pas une expérience collective, ni un dépliant informatif, ni un geste d’accompagnement générique, mais la récupération de la grâce.
Parce que la question, au fond, est très simple. Si nous avons la foi, nous croyons que l’homme a besoin de vivre dans la grâce. Non seulement pour de