La crise des religieux 2025, I (Annuario Pontificio 2026)

Nous détenons déjà les données de l’Annuaire pontifical de 2026, que j’ajoute à celles publiées les années
précédentes, que je reproduis en incluant à la fin de chaque institut les chiffres au 1er janvier 2025.

Les religieux formaient un corps très nombreux au service de l’Église. Celle-ci leur doit d’innombrables saints et
de nombreux personnages glorieux, des missionnaires, des théologiens, des directeurs de conscience, des éducateurs, des prédicateurs, des monuments de charité… Et des universités, des hospices, des hôpitaux, des collèges… C’est là que se trouvait ce qu’il y avait de meilleur, de plus dévoué, de plus sage, de plus saint.
Le peuple fidèle les vénérait, le Pape et les évêques pouvaient compter sur eux sans réserve pour les tâches les plus difficiles. Jusqu’à ce que… Depuis cinquante ans, maudite « printemps postconciliaire », ils ont entamé une course accélérée vers l’abîme. Longtemps on a dissimulé la réalité. C’était un corps vivant et très nombreux dans lequel les défections, innombrables, et la mort, ne révélaient pas clairement l’immense ruine à laquelle on est parvenu aujourd’hui. Désormais, il est impossible de la cacher. Nous sommes face à des chiffres critiques. Qui sont encore plus graves que leur simple énoncé. Car le nombre total reste encore très élevé. Ce qui est vraiment préoccupant, c’est qu’il est, dans bien des cas, pourri. Avec deux cancers aujourd’hui déjà en phase terminale dans de nombreux instituts. Celui de la sécularisation des membres, sans prière, ascèse, vie commune, pauvreté, chasteté, obéissance… Et celui de la vieillesse. Ils ont cessé d’être un corps vivant, avec un renouvellement générationnel, pour devenir un club de retraités célibataires qui contemplent, semble-t-il avec indifférence, la mort inéluctable de leurs ordres et congrégations.


Ils ne savent pas enrayer la maladie grave et, pire encore, ils ne veulent ni la reconnaître ni la soigner. Beaucoup
de supérieurs auraient dû être mis à la porte depuis longtemps. Pour leur inutilité, tous, et pour leur méchanceté, pas mal. Pourtant, ils ont renouvelé leurs directions suicidaires sans la moindre tentative de rectification. Aujourd’hui, dans certains cas, c’est impossible. Quel jeune entrerait dans une maison de retraite sans illusions ni avenir ? Cela fait des années que je le signale, sans aucun résultat, sauf la haine que l’on me voue pour avoir mis en évidence ce qui est une pure évidence, le but certain qu’ils touchent déjà. Malgré tous les déguisements et les mensonges qu’ils ont voulu répandre. « Nous sommes moins nombreux mais meilleurs ». Faux. Vous êtes beaucoup moins nombreux et beaucoup pires. Vous êtes une mort annoncée. Et annoncée pour très bientôt dans bien des cas.

Jésuites : La Compagnie de Jésus fut le fleuron des ordres religieux. Celui que tous regardaient et que tous enviaient. D’une saine envie. Milice au service inconditionnel du Pape, jusqu’à un quatrième vœu, on la trouvait aux endroits les plus difficiles, où il fallait plus de sainteté, plus de dévouement, plus d’intelligence… C’était l’ordre le plus nombreux de l’Église, avec 9 000 membres de plus que les franciscains et 13 000 de plus que les salésiens à leurs moments culminants. En 1965, il y avait 36 038 jésuites. L’année où se terminait le Concile Vatican II. Ensuite… La débandade.

Un an et demi après le dernier chiffre consigné dans l’Annuaire pontifical de 2014, qui se clôt au 1er janvier de l’année précédente à ces fins, nous pouvons affirmer avec certitude qu’ils ont déjà perdu le cap des 17 000, écrivais-je alors. Et à ce rythme, qui semble irréversible, dans trois ans ils seront moins de 16 000. Cela ne se résoudra pas avec la démission annoncée du P. Général. Aussi inévitable soit-elle, vu son incapacité. Ce à quoi ils devraient renoncer, c’est à leur mode de vie actuel. Mais plutôt morts qu’observants. L’ensemble des plus de 80 ans augmente chaque année. Avec l’augmentation consécutive des décès. Ce merveilleux printemps ecclésial leur a fait perdre plus de la moitié de leurs effectifs : 52 %.

Au 1er janvier 2014, ils n’étaient déjà plus que 17 008. Dans l’année, ils ont perdu 279 jésuites. Ce qui porte la perte à 53 %. Et dans trois ou quatre ans, ils seront descendus sous les 16 000.

Nous avons déjà les données au 1er janvier 2015. Ils ont perdu le cap des 17 000. Ils ne sont plus que 16 740. En un an, ils sont 268 de moins. Et un an de plus. Les pertes atteignent déjà 54 %.

Un an plus tard, au 1er janvier 2016, il n’en restait plus que 16 378. Ils avaient perdu 362 jésuites. Le déclin s’accélère. Mais comme toujours, de moins en moins nombreux et de plus en plus vieux. Aujourd’hui, le 15 mai 2017, disais-je alors, ils sont peut-être déjà moins de 16 000. L’année prochaine, c’est sûr. Et en Espagne, ils doivent être déjà moins de mille. Car comment la soude caustique pourrait-elle continuer sur cette ligne ? Ils ont déjà perdu 55 % de ce qu’ils étaient.

Nous détenons déjà les données au 1er janvier 2017 : 16 088. 290 de moins que l’année précédente. Un an et demi après ces données, à la fin juin 2018, ils sont déjà moins de 16 000.
Nous disions aussi que les Espagnols doivent être déjà moins de mille. Avec ce que les jésuites ont représenté en Espagne. Plus de trois mille au milieu du XXe siècle. Eh bien oui, ils sont déjà moins de mille et il est très possible qu’à la fin 2018 ils soient moins de neuf cents ou à peine au-dessus de ce nombre. Une tragédie. Bien que s’ils doivent être comme la soude caustique, mieux vaut qu’ils disparaissent. La diminution par rapport à leur chiffre maximal est déjà de 56 %.

Comme c’était prévisible, au 1er janvier 2018 ils sont descendus sous les 16 000, en un an ils ont perdu 246 religieux et il n’en reste plus que 15 842. Par rapport à ce qu’ils étaient en 1965, ils ont laissé derrière eux pas moins de 20 196 religieux. 57 % de l’ordre a déjà disparu et cela ne s’arrête pas.

En ce qui concerne l’Espagne, la situation est encore bien pire : des trois mille qu’ils étaient au-delà de la moitié du siècle dernier, il doit en rester aujourd’hui moins de huit cents, ce qui représente la disparition de 75 % de l’institut. De ces huit cents, environ quatre cents doivent avoir plus de quatre-vingts ans et cent cinquante de plus de soixante-dix. Chaque année, deux ou trois entrent, et tous ne persévèrent pas, et cinquante ou plus meurent. Alors, dites-moi quel est l’avenir espagnol à court terme et l’avenir général à plus long terme.

Une autre preuve claire du déclin de l’ordre ignatien nous est donnée par le nombre de maisons qu’il entretenait. Au 1er janvier 2010, je crois qu’ils ont atteint leur nombre maximal, bien qu’en membres ils soient déjà descendus à 18 139. Entre maisons, résidences, paroisses, collèges, noviciats, théologats… ils ont eu jusqu’à 1 782 lieux ouverts. Il est curieux, bien que ce soit général à tous les instituts religieux, que plus ils étaient peu nombreux, plus ils ouvraient de maisons. Cette fuite en avant était naturellement insoutenable et 2010 a marqué le point d’inflexion. En 2011, ils ont déjà fermé 27 maisons, 1 755. En 2012, 34 de plus, 1 721. Un an plus tard, la chute s’accélère avec la fermeture de 85 maisons, 1 636. Au 1er janvier 2014, 38 de plus ont été fermées, il en restait 1 598. Un an plus tard, 26 autres maisons ont été perdues, il n’en restait plus que 1 572. Un an de plus et 31 maisons de moins, au 1er janvier 2016, 1 541. L’effondrement ne s’arrête pas, au 1er janvier 2017, 41 autres ont été fermées, il en reste 1 500. Un an plus tard, aucune n’a été fermée et les 1 500 restent, mais c’était insoutenable et au 1er janvier 2018, 23 autres ont été fermées et, perdu le cap des 1 500, il n’en reste plus que 1 477.

Selon les dernières données, au 1er janvier 2019, ils n’étaient plus que 15 591, 251 de moins que l’année précédente et les maisons étaient descendues à 1 262, avec une chute spectaculaire de 215 fermetures. La perte de membres reste à 57 %
Au 1er janvier 2020, la saignée continue : ils sont descendus à 15 306, 285 de moins qu’un an plus tôt. Les maisons sont également descendues à 1 250, 12 de moins qu’un an plus tôt. La diminution est passée à 58 %

Au 1er janvier 2021, il n’en restait plus que 14 839 religieux. En un an, 467 jésuites sont restés sur le carreau. Qui aujourd’hui, un an et demi plus tard, doivent avoir déjà perdu la référence des 14 500. Le nombre de maisons a cependant augmenté à 1 266. Car s’il y a plus de maisons et moins de jésuites, il est clair qu’il y a moins de jésuites par maison, sauf dans les maisons de retraite. La diminution est déjà de 59 %.

Les derniers chiffres du 1er janvier 2022 sont désastreux : 400 jésuites ont disparu. Il en reste 14 439 et les maisons ne sont plus que 1 248. En 22 ans, ils ont fermé 568 maisons et depuis 1965, 21 599 jésuites se sont évaporés. La diminution des effectifs est déjà de 60 %.

Au 1er janvier 2023, la diminution s’est un peu atténuée. Ils ont perdu 244 jésuites en un an, ce qui fait 14 185 au 1er janvier 2023. Nous pouvons donc affirmer avec certitude qu’à la fin avril 2024, ils ont déjà perdu le cap des 14 000. Mais ne faisons pas de conjectures et continuons avec les chiffres réels : la diminution des jésuites est déjà de 61 %.

Au 1er janvier 2024, ils avaient déjà perdu le cap des 14 000 : ils étaient 13 995, 190 de moins qu’un an plus tôt, la perte de membres est de 62 %.

Au 1er janvier 2025, il n’en restait que 13 768, 227 de moins qu’un an plus tôt. Ils restent à 62 % de ce qu’ils étaient. Les localisations perdues ont été 22 ; 1 290 en 2024 et 1 190 en 2025.

Salésiens : La congrégation fondée par ce grand saint qu’était Don Bosco et qui a rendu d’extraordinaires services à l’Église dans l’éducation de la jeunesse la plus nécessiteuse, a récemment dépassé les franciscains et est aujourd’hui le deuxième institut masculin le plus nombreux. Leur chiffre le plus élevé a été atteint en 1967 avec 22 810 salésiens.

Au 1er janvier 2013, ils étaient 15 536. Avec une perte de 47 religieux par rapport à l’année
précédente. S’ils conservent cette ligne décroissante modérée, dans quelques années ils dépasseront les jésuites
et deviendront la congrégation la plus nombreuse de l’Église. Ils ont laissé derrière eux 7 274 salésiens, ce qui représente une perte de 33 % de leurs effectifs. Comme nous allons le voir, des privilégiés. Le poids de l’âge se fait aussi sentir dans les décès, ce qui fait qu’au cours de la dernière année, ils ont diminué de 156.

Au 1er janvier 2014, ils étaient 15 378. Ils restent à 33 % de perte.

Au 1er janvier 2015, ils étaient 15 270. 108 de moins qu’un an plus tôt. La perte a augmenté d’un point pour se situer à 34 %.

Au 1er janvier 2016, ils étaient déjà descendus à 15 033, aujourd’hui il est possible, je dirais certain, qu’ils soient déjà moins de 15 000, 137 de moins que l’année précédente. La diminution augmente d’un point : 35 %.

En effet, les salésiens qui avaient maintenu une réduction contenue rejoignent la ligne générale. Au 1er janvier 2017, il n’en restait plus que 14 884, 149 de moins que l’année précédente. Bien qu’ils restent à 35 % de perte, ce qui dans leur tragédie semble un chiffre optimal.

2017 ne leur a pas trop mal réussi puisqu’ils n’ont perdu que 89 salésiens, ils étaient 14 795 au 1er janvier 2018, ils perdent 36 %.

Au 1er janvier 2019, ils étaient remontés à 14 932. Ils ne sont plus qu’à 659 religieux des jésuites et ont
augmenté de 137 effectifs. Ils restent à 35 % de perte. Si cette tendance s’était maintenue jusqu’à aujourd’hui, ce que nous ne pouvons savoir, écrivions-nous l’année dernière, les salésiens seraient déjà l’ordre le plus nombreux de l’Église.

Nous savons maintenant que pour l’instant, avec les données du 1er janvier 2020, ils n’ont pas rattrapé les jésuites bien qu’ils aient réduit un peu la distance. Ils sont maintenant à 539 religieux de distance. Les salésiens étaient 14 767, 165 de moins que l’année précédente. La diminution est de 36 %.

Au 1er janvier 2021, il n’en restait plus que 14 354, 413 de moins que l’année précédente. La diminution est de 38 %. La différence avec les jésuites continue de se réduire, elle n’est plus que de 413 religieux.

Au 1er janvier 2022, ils étaient descendus à 14 143, 211 de moins qu’un an plus tôt. La diminution reste à 38 % et l’avantage des jésuites n’est plus que de 219 religieux. Il est donc possible que dans un an ou deux, les salésiens deviennent la congrégation la plus nombreuse de l’Église en enlevant cette place aux jésuites.

Au 1er janvier 2023, il restait 14 018 salésiens, 125 de moins qu’un an plus tôt, la diminution est déjà de 40 %. Et leur différence continue de diminuer pour enlever aux jésuites la condition d’être l’institut le plus nombreux de l’Église. Ils ne sont plus que 177 religieux de moins.

Au 1er janvier 2024, ils étaient 13 694, 413 de moins qu’un an plus tôt. La perte de salésiens est de 41 %. Et la distance avec les jésuites qui diminuait chaque année a maintenant augmenté à 390.

Au 1er janvier 2025, il en restait 13 605, 89 de moins qu’un an plus tôt. La diminution reste à 41 %. Et ils ne sont plus qu’à 163 religieux de distance des jésuites.

Franciscains : C’est le troisième ordre le plus nombreux de l’Église après avoir récemment perdu la deuxième place. Ils ont été jusqu’à 27 136 en 1963 et au 1er janvier 2013, il en restait 14 043, avec une perte de 80 par rapport à la même date de l’année précédente. Ils ont perdu 47 % des frères.

Aujourd’hui, disions-nous cette année-là, nous pouvons affirmer avec certitude qu’ils sont déjà moins de 14 000. Nous ne nous sommes pas beaucoup trompés puisque au 1er janvier 2014, ils étaient 14 046, trois de plus que l’année précédente. La perte reste donc à 47 % de leurs membres.

Cette très légère augmentation de 2013 à 2014 a été une hirondelle qui n’a pas fait le printemps. Au 1er janvier 2015, ils n’étaient plus que 13 632, ce qui fait que cette année-là, pas moins de 414 frères sont restés sur le carreau. Ce qui porte le pourcentage de pertes à trois points de plus, soit maintenant 50 % de ce qu’ils étaient. Vraiment un annus horribilis.

Et ils ne s’améliorent pas par rapport à l’année précédente avec les données du 1er janvier 2016. Ils n’étaient plus que 13 513. En un an, 119 frères ont été perdus. Ils sont à 51 % de pertes.

Et le déclin continue, au 1er janvier 2017, ils étaient descendus à 13 348, 165 frères de moins que l’année précédente. Aujourd’hui, disions-nous, ils doivent être très proches de perdre le cap des 13 000 et avec la moitié, à peu près, octogénaires. Bien qu’ils restent à une perte de 51 %.

Au 1er janvier 2018, ils perdent 31 frères de plus, 13 337, ils restent à 51 %.

Au 1er janvier 2019, ils sont 13 149, 188 de moins que l’année précédente. Ils ont déjà perdu 52 % de l’Ordre. Et il n’est pas aventureux de supposer qu’aujourd’hui ils sont déjà moins de 13 000.

Ce n’était pas aventureux de le supposer puisque au 1er janvier 2020, il ne restait que 12 726 frères, 423 de moins qu’un an plus tôt. La perte est déjà de 54 %.

Au 1er janvier 2021, il en restait 12 476, 250 frères de moins qu’un an plus tôt, la perte est de 55 % de l’Ordre.

Au 1er janvier 2022, il en restait 12 186 frères, 290 de moins qu’un an plus tôt. Ils représentent une diminution de 55 %.

Au 1er janvier 2023, ils étaient 12 169, 17 de moins qu’un an plus tôt. La diminution est de 56 %.

Au 1er janvier 2024, ils étaient 11 984, 185 frères de moins qu’un an plus tôt. Ils restent à 56 %.

Au 1er janvier 2025, il n’en restait que 11 468, 516 frères de moins qu’un an plus tôt. La perte est déjà de 57 %.

Bénédictins : Ils atteignent leur chiffre maximal en 1963 avec 12 131 moines. Au 1er janvier 2013, ils n’étaient déjà plus que 7 236 mais ils avaient gagné 5 moines par rapport à la même date de l’année précédente. Ils ont laissé sur le chemin 41 % de ce qu’ils ont été. Dieu veuille que ce minimum d’augmentation se consolide et qu’ils se rétablissent, même si c’est très lentement.

Car l’augmentation ne s’est pas consolidée. Au 1er janvier 2014, ils étaient 7 079, 157 de moins que l’année précédente. Ce qui porte la perte à 42 %.

Et au 1er janvier 2015, 6 970, avec une perte de 109 moines cette année-là. La perte d’effectifs est déjà de 43 % de ce qu’ils étaient. Un point de plus que l’année précédente.

Au 1er janvier 2016, ils continuaient à descendre : 6 865. Et Montserrat ne semble pas être une pépinière de l’ordre. Plutôt un frein. En un an, ils ont perdu 105 moines. Ils sont déjà à 44 % de diminution.

Et encore une année sans signe de récupération. Au 1er janvier 2017, il n’en restait plus que 6 725. Cent quarante moines de moins que l’année précédente. La perte est déjà de 45 %.

Au 1er janvier 2018, ils sont 6 636, quatre-vingt-neuf de moins que l’année passée. La diminution monte à 46 %.

Au 1er janvier 2019, remontée spectaculaire, 6 820 moines. 184 de plus que l’année précédente. La perte descend à 44 %.
Au 1er janvier 2020, il y a une légère correction de cette remontée spectaculaire, ils sont 6 802, 18 de moins que l’année précédente. Ils restent à 44 %.
Au 1er janvier 2021, ils sont 6 667, 135 de moins qu’un an plus tôt. La perte revient à 46 %.

Au 1er janvier 2022, 6 655, 12 de moins qu’un an plus tôt. Ils restent à 46 %.

Au 1er janvier 2023, ils étaient descendus à 6 486, avec une baisse de 169 moines. La perte est de 47 %.

Au 1er janvier 2024, ils étaient 6 382, 104 moines de moins. 48 %.

Au 1er janvier 2025, il en restait 6 124, 258 moines de moins qu’un an plus tôt. La diminution est déjà de 50 %.

J’intègre les données de la Congrégation de Subiaco-Cassinienne, au sein des bénédictins, à laquelle appartient Montserrat. En janvier 2015, ils étaient 1 343. En 2016, 1 267. En 2017, 1 283. En 2018, 1 245. Et en 2019, 1 248, en 2020, 1 296 ; en 2021, 1 260 ; en 2022, 1 323 ; en 2023, 1 256 ; en 2024, 1 268 ; en 2025, 1 252.

Ceux de Solesmes (Silos, El Valle) étaient 589 en 2020 ; 576 en 2021 ; 563 en 2022 ; 547 en 2023 : en 2024, 523 ; en 2025, 531.

 

 

Capucins : Leur chiffre maximal a été de 15 849 frères en 1963. Au 1er janvier 2013, il en restait 10 659 avec une perte de 127 frères par rapport à l’année précédente. Ils ont diminué de 33 % par rapport au chiffre maximal qu’ils ont atteint.

Au 1er janvier 2014, ils étaient 10 229, avec une perte de 30 frères. Ce qui porte la perte à 36 %.

Au 1er janvier 2015, ils étaient remontés à 10 598. 369 frères de plus. Ce fut vraiment une année spectaculaire. Et par rapport à leur chiffre maximal, les effectifs sont maintenant à 34 %.
Les derniers chiffres, de 2016, indiquent un léger recul : 10 572. Ils semblent toujours être des privilégiés. Une diminution de 26 frères et dans un ordre nombreux avec pas mal d’anciens, cela me semble presque une mention très bien. Ils restent à 34 % de diminution, ce qui pour ce que nous voyons est un très bon pourcentage.

Au 1er janvier 2017, il y avait 10 538 capucins. À peine 34 de moins que l’année précédente. Diminution très légère
bien que je pense que l’Espagne n’y est pour presque rien. La diminution continue à 34 %. Résultat acceptable.

Au 1er janvier 2018, ils perdent 43 frères de plus. Il en reste 10 495. La diminution est de 34 %.

Au 1er janvier 2019, ils étaient descendus à 10 461, 34 de moins, perte de 34 %.

Au 1er janvier 2020, 10 349, 12 de moins qu’un an plus tôt, diminution de 35 %.

Au 1er janvier 2021, 10 355, 6 de plus qu’un an plus tôt. Ils restent à 35 %.

Au 1er janvier 2022, ils ont une diminution notable, 234 frères disparaissent, il en reste 10 121. La diminution monte à 37 %.

Au 1er janvier 2023, 141 frères sont perdus, il en reste 9 980. La diminution monte à 38 %.

Au 1er janvier 2024, ils perdent 186 frères : 9 794. 39 %.

Au 1er janvier 2025, il en restait 9 685 frères, 109 de moins qu’un an plus tôt. Ils restent à 39 % de diminution.

 

Dominicains : En 1963, ils étaient 10 150 et au 1er janvier 2013, 6 058. Bien qu’ils soient 111 frères de plus que l’année précédente. Si la situation des dominicains espagnols est désastreuse et qu’ils sont en voie de disparition dans la patrie de leur fondateur, dans certaines autres provinces des efforts notables ont été faits pour restaurer la vie conventuelle et il semble que des résultats commencent à se voir. De toute façon,

l’effondrement est très notable et ils ont perdu 41 % de frères. Il semblait que la légère récupération de l’ordre se confirmait. Qui coïncide curieusement avec le rétablissement de la vie conventuelle, de l’habit… dans certains endroits.

Au 1er janvier 2014, ils étaient 6 135, 77 de plus que l’année précédente. Et en pourcentage, la perte a été réduite d’un point. Ils sont maintenant 60 % de ce qu’ils étaient, ce qui fait qu’ils ont perdu 40 % des frères.

Mais les mauvais chiffres reviennent. Au 1er janvier 2015, ils n’étaient plus que 5 769, avec une diminution de 366 dominicains. 44 % de ce qu’ils ont été.
Les dominicains, dans cet effondrement général, connaissent un léger mais prometteur rebond. Au 1er janvier 2016, ils étaient déjà 5 810. Grâce aux communautés qui attirent des vocations. Et que pas mal de dominicains espagnols considèrent comme le pire. Le pire, c’est eux. Que les frères aient augmenté de 41 en ces jours d’effondrement général me semble une excellente nouvelle. Les communautés prospères portent sur elles-mêmes l’amortissement de l’effondrement général des autres. Et elles y parviennent même avec un excédent. Cela me semble un mérite extraordinaire de leur part. La perte a été réduite à 43 %. Elle reste très élevée mais pour ce qu’il y a, un motif de joie. Et pour les agonisants espagnols, de quoi les poursuivre à coups de bâton.

Au 1er janvier 2017, ils sont redescendus : 5 742, 68 frères de moins. La diminution redevient de 44 %.

Au 1er janvier 2018, un autre miracle se produit, ils sont 5 frères de plus qu’un an plus tôt : 5 747. Il y a des provinces qui sont revenues à l’observance et ont des vocations. Aux États-Unis par exemple. La diminution reste à 44 %.

Ils continuent avec de légères augmentations au 1er janvier 2019 où ils sont 5 753. Six de plus que l’année précédente. Ils restent à 44 % de diminution.

2019 n’a pas été bon car au 1er janvier 2020, ils étaient descendus à 5 647, 106 de moins qu’un an plus tôt. La diminution monte d’un point, 45 %.

Au 1er janvier 2021, ils étaient 5 545, 102 frères de moins qu’un an plus tôt. La perte monte d’un point, 46 %.

Au 1er janvier 2022, 42 frères ont disparu, il en reste 5 503. Une perte qui reste à 46 %.

Au 1er janvier 2023, ils continuent à diminuer : 5 432. 71 frères de moins qu’un an plus tôt. 47 %

Au 1er janvier 2024 : 5 369, 63 frères de moins qu’un an plus tôt. 48 %.

Au 1er janvier 2025, ils étaient descendus à 5 337. 32 frères de moins qu’un an plus tôt. Ils restent à 48 % de diminution.

 

Congrégation de la Mission (Lazaristes) : Ils ont atteint leur chiffre le plus élevé en 1969 avec 6 284 religieux. Au 1er janvier 2013, il en restait 3 347 avec une perte de 344 par rapport à l’année précédente. Ils ont perdu 47 % de ce qu’ils étaient et cela semble sans remède.

Car ils ont eu un peu de remède. Au 1er janvier 2014, ils étaient 3 383, 36 de plus
que l’année précédente.

Au 1er janvier 2015, les mauvais chiffres reviennent. Ils n’étaient plus que 3 365, 18 de moins que l’année
précédente. La diminution reste à 47 %.
Comme ceux-ci semblent un Guadiana qui apparaît et disparaît, au début de 2016, ils étaient 3 582. 217 de plus que l’année précédente. Cela me semble beaucoup mais c’est ce que dit l’Annuaire. Ont-ils falsifié des données ? À vous de le savoir. Mais s’ils sont vrais, le chiffre est très positif. La perte a été réduite à 43 %.

Au 1er janvier 2017, ils continuent à augmenter car ils sont déjà 3 736, 164 de plus qu’un an plus tôt. La réduction n’est que de 41 %.
Au 1er janvier 2018, ils perdent 43 religieux, il en reste 3 691. La diminution est de 42 %.

Au 1er janvier 2019, ils sont 3 600, avec une perte de 91 religieux. C’est très étrange ce va-et-vient annuel. Maintenant, la diminution est de 43 %.

Au 1er janvier 2020, il faut continuer à descendre. Et beaucoup. Il en reste 3 396. 204 religieux ont disparu. La perte est de 46 %.

Au 1er janvier 2021, l’effondrement continue, il n’y a plus que 3 166 religieux qui restent, avec la perte de 230 lazaristes en un an, la perte de l’institut est déjà de 50 %.

Au 1er janvier 2022, 67 religieux ont été perdus, il en reste 3 099. Diminution de 51 %.

Au 1er janvier 2023, le désastre continue, 65 religieux sont perdus, il en reste 3 034. La perte est de 52 %.

Au 1er janvier 2024 : 3 033, perte d’un religieux : 52 %.

Au 1er janvier 2025, ils sont 3 042. 9 de plus qu’un an plus tôt. Faut-il y croire ? Ils restent à 52 %.

 

 

Augustins : Ils ont été jusqu’à 4 548 en 1967 et au 1er mars 2013, il n’en restait plus que 2 818, bien qu’ils soient 8 de plus qu’à la même date de l’année précédente. Ils ont perdu 39 % des frères.

Et ils redescendent. Au 1er janvier 2014, ils étaient 2 785, 33 de moins que l’année précédente. Ils maintiennent 39 % de perte de frères.

Désastreuse l’année suivante puisque au 1er janvier 2015, ils étaient descendus à 2 640, une baisse de 145 frères, ce qui porte la perte de membres à 43 %.

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Ce sont d’autres va-et-vient sans que je sache pourquoi. Au 1er janvier 2016, ils étaient 2 665. J’aimerais qu’on m’explique. Je ne vois aucune raison à cette augmentation minime. Plutôt à leur diminution. Mais c’est ce que dit l’Annuaire. 15 augustins de plus. La perte a été réduite à 42 % de ce qu’ils étaient.

Au 1er janvier 2017, ils redescendent car il n’en reste plus que 2 646, 19 de moins que l’année précédente,
ce qui ramène à une réduction de 43 %.
Et la tendance ne varie pas au 1er janvier 2018 car 18 autres augustins disparaissent : 2 628. Ils restent à
43 % de diminution.
Au 1er janvier 2019, une légère perte de 7 frères, il en reste 2 621. Ils restent à 43 %.

Au 1er janvier 2020, ils descendent à 2 616. Ils ont perdu 5 frères. La diminution continue à 43 %.

Au 1er janvier 2021, ils sont 2 500, 121 frères de moins qu’un an plus tôt, la perte est déjà de 46 %.

Au 1er janvier 2022, la saignée continue, 43 frères se sont évaporés, il en reste 2 457. La perte est déjà de 47 %.

Au 1er janvier 2023, ils continuent à perdre des frères : 29. Il en reste 2 428. Ils restent à 47 %.

Au 1er janvier 2024, ils étaient 2 340. 88 frères de moins que l’année précédente. 49 %.

Au 1er janvier 2025, ils augmentent d’un frère : 2 341. Ils restent à 49 %.

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