Un petit sanctuaire dédié à la Vierge du Rosaire et à Frère Léopold, situé aux abords du Tiro Pichón, à Ceuta, a été détruit dans ce qui présente tous les signes d’une attaque contre un lieu de dévotion catholique.
Une voisine a signalé à El Pueblo de Ceuta l’état dans lequel elle a trouvé l’enclave, fréquentée pendant des années par des fidèles qui y laissaient des images, des estampes et d’autres objets religieux. « J’en ai eu la chair de poule en constatant que ce petit lieu de culte avait été saccagé », a-t-elle raconté.
L’identité des auteurs n’est pas connue, mais il s’agit d’une zone où se sont installés massivement de grands groupes d’immigrants à la suite de l’ouverture délibérée des frontières le mois dernier. L’attaque survient dans une Ceuta débordée après l’entrée massive de milliers de personnes depuis le Maroc, avec des campements dans les rues, sur les plages et dans les collines, des problèmes de sécurité et une dégradation croissante de divers espaces publics.
La plaignante a également signalé l’accumulation de déchets et de résidus dans les environs et a réclamé davantage de surveillance et de nettoyage.
L’épisode remet sur le tapis une crise qui n’est pas uniquement humanitaire. Ceuta est également confrontée à des problèmes de coexistence, de sécurité et de contrôle du territoire, tandis qu’une grande partie du discours institutionnel et ecclésial reste centrée presque exclusivement sur un « accueil » sans limites qui frôle l’absurde.
La réponse de l’Église espagnole apparaît particulièrement confuse lorsqu’elle reconnaît que Ceuta est « débordée », mais qu’elle n’aborde guère des questions telles que les limites de l’accueil, le droit des États à contrôler leurs frontières ou la protection des communautés d’accueil. La doctrine catholique impose de respecter la dignité de l’immigrant, mais n’exige pas d’ignorer les effets d’une immigration massive et incontrôlée.
Dans ce contexte, la destruction d’un lieu dédié à la Vierge ne devrait pas être réduite à un simple acte de vandalisme. Lorsque la cible est un espace de prière et ses symboles religieux, le composant de haine envers la foi ne peut être écarté comme négligeable.