Le Gouvernement célèbre les cinq ans de l’euthanasie après plus de 1 600 morts provoquées

Le Gouvernement célèbre les cinq ans de l’euthanasie après plus de 1 600 morts provoquées

Cinq ans après l’approbation de la Loi organique de régulation de l’euthanasie, le Gouvernement a organisé une journée institutionnelle pour revendiquer une norme qui a déjà permis de provoquer la mort de 1 668 personnes en Espagne. Les données provisoires correspondant à 2025, présentées par le Ministère de la Santé, reflètent également un nouveau record annuel, avec 565 euthanasies pratiquées au cours du dernier exercice.

La ministre de la Santé, Mónica García, a clôturé la journée « Cinq ans de la Loi organique de régulation de l’euthanasie : Avancer dans les droits », organisée par le Ministère pour faire le bilan de l’application de la loi et défendre son développement sur l’ensemble du territoire national. Depuis son approbation en 2021, l’euthanasie s’est progressivement consolidée dans le système de santé espagnol, tandis que les décès provoqués par ce prétendu « droit » augmentent régulièrement.

Le nombre d’euthanasies continue d’augmenter

Selon les données diffusées par le Ministère, 1 284 demandes de la « prestation d’aide à mourir » ont été enregistrées en 2025 et 565 euthanasies ont été pratiquées, le chiffre le plus élevé depuis l’entrée en vigueur de la loi.

Au total, les demandes cumulées atteignent déjà 3 716, tandis que le nombre d’euthanasies réalisées s’élève à 1 668.

Les chiffres montrent une tendance ascendante soutenue depuis la légalisation de cette pratique. Alors que le Gouvernement interprète cette évolution comme la consolidation d’un nouveau droit, l’augmentation constante des cas reflète une normalisation croissante de l’élimination délibérée des malades et des personnes vulnérables comme réponse à la souffrance.

Plus de 370 demandeurs sont décédés avant l’achèvement des démarches

Le rapport présente également l’issue des procédures conclues en 2025. Sur les 1 187 dossiers finalisés, 565 se sont terminés par la pratique de l’euthanasie.

Cependant, 374 personnes sont décédées avant la fin de la procédure administrative prévue par la loi. Ce chiffre représente 31,5 % de l’ensemble des procédures clôturées au cours de l’année.

Parmi ces décès, 277 sont survenus avant que la Commission de garantie et d’évaluation n’émette son rapport correspondant. 97 autres ont eu lieu après l’obtention d’une résolution favorable, mais avant l’exécution de l’euthanasie.

En outre, 157 demandes ont été refusées et 91 ont été retirées par les demandeurs eux-mêmes.

Les maladies neurologiques prédominent parmi les personnes recevant l’euthanasie

Bien que les pathologies oncologiques restent la principale cause des demandes initiales, les maladies neurologiques arrivent en tête des cas qui aboutissent finalement à la pratique de l’euthanasie.

Les données du Ministère montrent que 37 % des demandes sont liées à des maladies oncologiques et 31 % à des pathologies neurologiques. Cependant, parmi les euthanasies réalisées, les maladies neurologiques représentent déjà 46 % des cas, contre environ 30 % des processus oncologiques.

Les statistiques reflètent le poids croissant des maladies neurodégénératives et des troubles neurologiques graves chez les personnes qui finissent par recourir à cette procédure.

La Catalogne en tête des demandes

La Catalogne a de nouveau enregistré le taux le plus élevé de demandes, avec 6,14 pour 100 000 habitants, très au-dessus de la moyenne nationale, qui s’établit à 2,61.

Derrière la Catalogne se sont placées la Navarre et le Pays basque, suivies par La Rioja, les Baléares, la Cantabrie, les Asturies et les Canaries.

Ces différences montrent des niveaux distincts d’application de la loi dans les communautés autonomes et mettent en évidence une présence particulièrement significative de l’euthanasie dans certains territoires.

Le Gouvernement célèbre l’expansion de la mort

Cinq ans après l’approbation de la loi, l’Espagne ne dispose toujours pas d’une loi nationale sur les soins palliatifs garantissant à tous les patients l’accès à des soins spécialisés adaptés. Diverses organisations médicales et entités dédiées à la défense de la vie réclament depuis des années une stratégie nationale permettant de soulager la souffrance physique, psychologique et spirituelle des malades sans recourir à l’euthanasie.

La priorité politique s’est concentrée sur la facilitation de la mort provoquée plutôt que sur l’assurance que personne ne soit poussé à la demander par peur de la douleur, de la solitude ou du manque de soins adéquats. Le contraste est difficile à ignorer : alors que l’État célèbre que de plus en plus de personnes meurent par euthanasie et consacre des ressources au développement des procédures prévues par la loi, des milliers de patients continuent de ne pas avoir accès garanti à des soins palliatifs complets.

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