Le prêtre américain James Altman, connu pour sa défense de la tradition et sa persécution par la hiérarchie progressiste, a célébré une Messe d’action de grâces sur le plateau de « The Resurrection of the Christ », la suite tant attendue de « La Passion » que Mel Gibson prépare depuis des années.
Selon John-Henry Westen, cofondateur de LifeSiteNews, le père Altman s’est rendu en Italie pour assister au dernier jour de tournage de la production. Il a béni la distribution et l’équipe technique avant la prise finale, puis a célébré le Saint Sacrifice de la Messe pour Gibson et ses plus proches collaborateurs.
« J’ai béni la distribution et l’équipe alors qu’ils se préparaient à la prise finale. J’ai ensuite eu le privilège de célébrer une Sainte Messe d’action de grâces pour Mel et ses plus proches collaborateurs »
La présence du père Altman dans un projet de cette envergure n’est pas fortuite. Le prêtre du diocèse de La Crosse (Wisconsin) a été démis de sa paroisse en 2021 par son évêque, William Patrick Callahan, après une série d’homélies dans lesquelles il critiquait sévèrement les catholiques qui votaient pour le Parti démocrate et remettait en question les restrictions sanitaires pendant la pandémie. Depuis lors, Altman s’est imposé comme une figure de référence pour les catholiques américains qui rejettent la dérive moderniste d’une grande partie de l’épiscopat.
Pour sa part, Mel Gibson n’a jamais caché son attachement à la Messe traditionnelle et sa distance avec les réformes postconciliaires. L’acteur et réalisateur australien assiste régulièrement au rite romain ancien et a financé diverses initiatives traditionalistes. « La Passion du Christ » (2004), tournée entièrement en latin, araméen et hébreu, a rapporté plus de 600 millions de dollars et est devenue un phénomène culturel qui a profondément irrité certains milieux ecclésiaux et médiatiques.
La suite, centrée sur la Résurrection du Christ, est en développement depuis plus d’une décennie. Que le tournage se soit achevé par une Messe célébrée par un prêtre publiquement en conflit avec la ligne officielle de la Conférence épiscopale américaine en dit long sur le profil que Gibson veut conserver pour ce projet.