Évêque au Brésil : les jeunes ont le droit de redécouvrir la liturgie traditionnelle

Évêque au Brésil : les jeunes ont le droit de redécouvrir la liturgie traditionnelle

Les jeunes catholiques montrent un intérêt croissant pour des formes plus traditionnelles de vivre la liturgie, une tendance qui commence à être reconnue même dans les milieux épiscopaux. Au Brésil, un évêque a défendu ouvertement le droit de ces fidèles à exprimer leur foi de cette manière au sein de l’Église.

Reconnaissance de l’intérêt pour la liturgie traditionnelle

Selon Aciprensa, Mgr Joel Portela Amado, évêque de Petrópolis et président de la Commission pour la Doctrine de la Foi de la Conférence Nationale des Évêques du Brésil (CNBB), a affirmé que les jeunes qui optent pour des gestes traditionnels —comme communier à genoux ou le port du voile— doivent être accueillis avec normalité.

Loin de le considérer comme une anomalie, le prélat a souligné que ces expressions font partie légitime de la vie ecclésiale. Dans son intervention lors de la 62e Assemblée Générale de la CNBB, tenue à Aparecida, il a défendu que le catholicisme n’est pas uniforme, mais admet des sensibilités liturgiques différentes.

Une réponse au vide spirituel contemporain

L’évêque a encadré ce phénomène dans une réalité plus large : le distanciement de nombreux jeunes par rapport aux structures ecclésiales. Cependant, loin d’interpréter cela comme une perte de foi, il l’a présenté comme une recherche encore ouverte.

Dans ce contexte, l’attraction pour des formes liturgiques traditionnelles peut être comprise comme une réponse au vide spirituel que de nombreux jeunes expérimentent. Il s’agit, selon les mots du prélat lui-même, d’une recherche de références solides, même dans des traditions qu’ils n’ont pas connues directement, mais qu’ils perçoivent comme porteuses de sens et de transcendance.

Tradition et communion ecclésiale

Mgr Portela Amado a insisté sur le fait que cette sensibilité envers le traditionnel ne doit pas être marginalisée, mais intégrée dans la vie de l’Église. En même temps, il a rappelé que aucune forme concrète de vivre la foi ne peut s’imposer comme unique.

L’équilibre, a-t-il indiqué, réside dans la conjugaison de la liberté légitime des fidèles avec la charité et l’unité ecclésiale. Dans ce cadre, la récupération de signes traditionnels par les jeunes peut être vue comme une opportunité pour redécouvrir la richesse de la liturgie catholique dans toute sa profondeur.

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