Barriocanal et de la Cierva, le tandem qui organise la visite du Pape en Espagne

Barriocanal et de la Cierva, le tandem qui organise la visite du Pape en Espagne

L’organisation économique de la prochaine visite de Léon XIV en Espagne commence à montrer un schéma connu. À la tête apparaissent deux noms qui ont déjà fonctionné comme tandem lors des JMJ de Madrid en 2011 : Yago de la Cierva et Fernando Giménez Barriocanal. Ce n’est pas un détail mineur. À l’époque, ils ont contrôlé la machinerie financière d’un événement massif avec une forte implication institutionnelle et ecclésiale. Maintenant, ils répètent le schéma.

La répartition n’est pas fortuite. De la Cierva, lié à l’Opus Dei, et Barriocanal, identifié à l’entourage du Chemin Néocatéchuménal, représentent deux pôles de pouvoir bien ancrés dans l’Église espagnole. La combinaison s’est déjà avérée efficace en 2011. La question est à quel prix et avec quelles méthodes.

Des sources impliquées dans l’organisation décrivent une pression croissante sur les fournisseurs de services liés aux actes papaux. La logique est directe : quiconque veut travailler lors de la visite doit contribuer financièrement. Il ne s’agit pas seulement d’ajuster les marges ou de négocier les tarifs. On glisse vers une dynamique de donation induite, difficile à séparer d’une exigence implicite.

Plus controversé encore est le modèle de financement qui commence à circuler dans les cercles d’affaires : la possibilité d’accéder à une audience privée avec le Pape en échange de contributions avoisinant les 500 000 euros. Le problème n’est pas seulement économique, mais symbolique : la perception d’un accès au Pontife médiatisé par la capacité financière.

Ce n’est pas la première fois qu’un grand événement ecclésial s’appuie sur des structures complexes de financement. Mais le contexte a changé. La sensibilité publique envers ce type de pratiques est beaucoup plus critique. Et la figure du Pape, surtout dans un moment de recomposition après le pontificat précédent, n’admet pas facilement ce genre d’associations.

Le précédent des JMJ 2011 sert de référence, mais aussi d’avertissement. Cette opération avait laissé des interrogations sur la transparence, les coûts réels et la dépendance aux contributions privées. Maintenant, avec les mêmes acteurs clés, les mêmes doutes resurgissent.

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