Des représentants de Crismhom, une association liée à l’activisme LGTBI au sein de l’Église, participeront à l’une des rencontres que le pape Léon XIV tiendra lors de sa prochaine visite en Espagne. L’invitation a été adressée par l’Archevêché de Madrid, dirigé par le cardinal José Cobo, et permettra à des membres de ce collectif d’assister à l’événement du Pontife avec la culture et la société civile prévu le 7 juin au Madrid Arena.
Selon la revue Vida Nueva, entre dix et quinze membres de cette organisation seront présents à la rencontre. La présence de Crismhom ne passe pas inaperçue, car il s’agit de l’un des groupes les plus actifs en Espagne dans la promotion de positions que de nombreux fidèles considèrent incompatibles avec l’enseignement catholique sur la sexualité, le mariage et l’anthropologie chrétienne.
De Chueca à l’entourage de l’Archevêché de Madrid
Crismhom est né à Madrid en 2006 et se définit comme une communauté de chrétiens homosexuels. Cependant, son activité ne se limite pas à l’accompagnement spirituel des personnes attirées par le même sexe qui souhaitent vivre conformément à la doctrine catholique. Pendant des années, il a promu une vision de la pastorale homosexuelle alignée sur les revendications du mouvement LGTBI et sur les demandes de réforme doctrinale portées par diverses organisations internationales.
Le collectif entretient des liens étroits avec la Global Network of Rainbow Catholics (GNRC), une plateforme internationale qui regroupe des associations réclamant des changements dans la compréhension ecclésiale de l’homosexualité, de l’identité de genre et d’autres questions liées à la morale sexuelle.
Le soutien de José Cobo
La présence de Crismhom lors d’un événement avec Léon XIV intervient après plusieurs gestes d’ouverture de la part du cardinal José Cobo. L’année dernière, des représentants du collectif ont été reçus par l’archevêque de Madrid pour aborder l’organisation de l’assemblée mondiale de la GNRC.

Après la réunion, les organisateurs eux-mêmes ont publiquement salué la rencontre et remercié l’accueil reçu. Selon eux, ils ont partagé avec le cardinal la préparation de l’événement international et leur objectif de continuer à construire une Église « plus inclusive », une expression fréquemment utilisée par ces groupes pour promouvoir des changements pastoraux et doctrinaux sur des questions liées à la morale sexuelle.
La GNRC et son agenda au sein de l’Église
Fondée à Rome en 2015, la Réseau mondial des catholiques arc-en-ciel est devenue l’une des principales plateformes internationales de l’activisme LGTBI dans le domaine ecclésial. Parmi ses objectifs figure la promotion de changements dans la manière dont l’Église aborde les relations homosexuelles, l’identité de genre et le rôle de la femme dans la vie ecclésiale.
Parmi les organisations liées à ce réseau figurent des groupes comme New Ways Ministry ou DignityUSA, connus pour leurs campagnes en faveur de la reconnaissance ecclésiale des relations homosexuelles, de l’ordination sacerdotale des femmes et d’autres propositions incompatibles avec la doctrine catholique qui, loin de promouvoir la pratique de la chasteté conformément au Catéchisme de l’Église catholique, soutiennent que l’Église doit réviser son enseignement moral pour l’adapter aux nouvelles réalités sociales et culturelles.