Le secrétaire aux Relations avec les États du Saint-Siège, monseigneur Paul Richard Gallagher, a qualifié de « geste positif » la régularisation des immigrés promue par le gouvernement de Pedro Sánchez, selon ce qu’a transmis le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, après sa visite à Rome.
Syntonie entre Moncloa et le Vatican en matière de politique migratoire
Lors de sa rencontre au Vatican, Albares a mis en avant la « grande syntonie » atteinte avec monseigneur Gallagher sur les affaires internationales, soulignant particulièrement le soutien du responsable de la diplomatie vaticane à la récente mesure de régularisation migratoire adoptée par l’exécutif espagnol.
Le ministre a présenté cette coïncidence comme un point de compréhension clé entre l’Espagne et le Saint-Siège, en ligne avec la défense de la dignité humaine et l’approche multilatérale que les deux parties affirment partager en matière migratoire.
Gallagher a défendu à plusieurs reprises la nécessité d’une réponse coordonnée face aux flux migratoires, basée sur l’accueil, l’intégration et la coopération internationale, insistant sur le fait que la question migratoire doit être abordée d’une perspective humanitaire.
Audience inattendue avec le pape Léon XIV
La visite d’Albares au Vatican a été marquée en outre par une audience privée avec le pape Léon XIV, non prévue initialement dans l’agenda officiel. La rencontre, d’environ 20 minutes, a été interprétée par le ministre comme un geste de proximité envers l’Espagne.
Lors de la réunion, le titulaire des Affaires étrangères a remis au Pontife l’invitation formelle pour sa prochaine visite dans le pays, prévue pour juin, qui inclura des étapes à Madrid, Barcelone, Tenerife et Las Palmas de Gran Canaria.
Compareution brève et sans questions
Malgré la pertinence des rencontres, Albares a offert une compareution brève devant les médias, au cours de laquelle il a évité d’approfondir les questions sensibles de l’actualité nationale. Le ministre, qui est arrivé en retard et accompagné d’une importante délégation, n’a répondu à aucune question et a clos son intervention de manière abrupte.
Le bilan officiel du voyage insiste sur la « énorme syntonie » avec le Saint-Siège, particulièrement en matière migratoire, où le soutien de Gallagher à la régularisation impulsée par Sánchez marque un point de coïncidence qui n’est pas exempt de controverse dans le débat public espagnol.