Celebrée la Veillée Pascale, messe solennelle sur la place ce matin et bénédiction Urbi et Orbi. On remarque beaucoup les mesures de sécurité, les secteurs de la place ont été allégés, moins de chaises et plus espacées, les attroupements ont été empêchés, l’entourage du Vatican très contrôlé, beaucoup plus que d’habitude qui n’est déjà pas peu. Assistance plus que digne mais très dispersée, étirée via della Conciliazione, le Pape a été généreux dans le parcours habituel après la bénédiction. Aujourd’hui est un jour qui nous a surpris par la quantité d’informations malgré la période de vacances et des jours particulièrement sensibles pour l’information religieuse. Il y a de l’information et nous la racontons.
« Christ est ressuscité ! Joyeuses Pâques ! ».
La messe pontificale solennelle du Dimanche de Pâques, présidée ce matin sur la Place Saint-Pierre, Léon XIV est monté à la loge centrale de la Basilique Vaticane à 12 heures pour le traditionnel Message et Bénédiction Urbi et Orbi , adressé à la ville de Rome et au monde entier. Un discours marqué par le thème de la paix, interprété dans le contexte du Mystère Pascal de la mort et de la résurrection du Christ. « Christ est ressuscité ! Joyeuses Pâques ! ». La Pâque est la victoire de la vie sur la mort, de la lumière sur les ténèbres et de l’amour sur la haine, mais cette victoire ne naît pas d’une logique de pouvoir. Elle naît, au contraire, du sacrifice du Christ, de l’obéissance au Père, de l’abandon total de soi. Le Pape a expliqué que la puissance de la résurrection coïncide avec Dieu lui-même, avec son amour fidèle et créateur, capable de pardonner et de racheter. Le passage le plus significatif du message se réfère précisément à la manière dont le Christ triomphe. Pour le Pape, la paix n’est pas un simple équilibre entre intérêts opposés, mais le fruit de relations transformées par l’amour, des relations respectueuses entre individus, familles, groupes sociaux et nations, orientées vers le bien commun.
« Que celui qui empoigne les armes les dépose ! ». Un autre point important du troisième Message Urbi et Orbi de Léon XIV a été la dénonciation de l’accoutumance à la violence. Léon XIV a observé que nous nous habituons au conflit, nous résignons à la mort, nous devenons insensibles aux divisions et même aux conséquences économiques et sociales de la guerre. Dans ce contexte, il a réitéré l’expression « mondialisation de l’indifférence », rappelant aussi les paroles prononcées un an plus tôt par le Pape François. Le message s’est conclu par une invitation à rejoindre la veillée de prière pour la paix que Léon XIV célébrera dans la Basilique Saint-Pierre le samedi 11 avril.
Le thème de la guerre et la nécessité de chercher des chemins de paix ont aussi été l’axe central de l’homélie lors de la messe de Pâques célébrée sur la Place Saint-Pierre, tout comme l’appel à déposer les armes et à laisser de côté toute haine a résonné pendant le Triduum Pascal, de la messe de la Cène du Seigneur le Jeudi Saint jusqu’au Chemin de Croix le Vendredi Saint au Colisée. « La mort est toujours aux aguets. Nous la voyons présente dans l’injustice, dans l’égoïsme partisan, dans l’oppression des pauvres, dans le manque d’attention aux plus vulnérables. Nous la voyons dans la violence, dans les blessures du monde, dans le cri de douleur qui surgit de partout devant les abus qui écrasent les plus faibles, devant l’idolâtrie du profit qui pille les ressources de la terre, devant la violence de la guerre qui tue et détruit ».
« Ceci est un message qui n’est pas toujours facile à accepter, une promesse qui nous coûte à assumer, parce que le pouvoir de la mort nous menace toujours, de l’intérieur et de l’extérieur. À l’intérieur de nous, quand le poids de nos péchés nous empêche de prendre notre envol, quand les déceptions ou la solitude que nous expérimentons minent nos espoirs, quand les soucis ou les ressentiments étouffent la joie de vivre, quand nous expérimentons la tristesse ou la fatigue, quand nous nous sentons trahis ou rejetés, quand nous devons affronter notre faiblesse, la souffrance, le travail de chaque jour, alors nous sentons comme si nous avions abouti dans un tunnel dont nous ne pouvons voir la sortie ».
Veillée Pascale.
Avec l’invitation à ne pas avoir peur de remuer les pierres qui nous enferment dans nos tombes et qui semblent inamovibles. « Ainsi, chers frères et sœurs, le diacre, au début de cette célébration, a loué la lumière du Christ Ressuscité, symbolisée dans le Cierge Pascal. De ce unique Cierge nous avons allumé toutes nos bougies et, portant chacun une flamme tirée du même feu, nous avons illuminé cette grande basilique. C’est le signe de la lumière pascale, qui nous unit dans l’Église comme des lampes pour le monde. À l’annonce du diacre nous avons répondu “Amen”, affirmant notre engagement à embrasser cette mission, et bientôt nous répéterons notre “oui” en renouvelant nos promesses baptismales ».
Dieu n’abandonne pas ses créatures : “Y a-t-il plus grande charité ? Plus grande générosité ? Le Ressuscité est le même Créateur de l’univers qui, ainsi qu’aux aurores de l’histoire nous a donné l’existence du néant, ainsi sur la croix, pour nous montrer son amour illimité, nous a donné la vie. Le « saint mystère de cette nuit », donc, a ses racines là même où s’est produit le premier échec de l’humanité, et s’étend à travers les siècles comme un chemin de réconciliation et de grâce. « Dans tous ces moments de l’histoire du salut, nous avons vu comment Dieu, face à la dureté du péché qui divise et tue, répond par la puissance de l’amour qui unit et restaure la vie. Nous les avons rappelés ensemble, en intercalant la narration avec des psaumes et des prières, pour nous rappeler que, pour la Pâque du Christ, consacrés dans le Baptême à l’amour du Père, unis dans la communion des saints, faits par la grâce pierres vivantes pour la construction de son Royaume ». « Ceci est le péché : une barrière très lourde qui nous isole et nous sépare de Dieu, essayant de tuer ses paroles d’espérance en nous. Cependant, Marie Madeleine et l’autre Marie ne se sont pas laissées intimider. Elles sont allées au tombeau et, grâce à leur foi et leur amour, ont été les premières témoins de la Résurrection ».
«Même en nos jours ne manquent pas de tombes à ouvrir, et souvent les pierres qui les ferment sont si lourdes et si bien gardées qu’elles semblent inamovibles. Certaines oppriment l’homme dans le cœur, comme la méfiance, la peur, l’égoïsme, le ressentiment ; d’autres, conséquence de ces internes, rompent les liens qui nous unissent, comme la guerre, l’injustice, l’isolement entre peuples et nations. Ne les laissons pas nous paralyser !». «…et dans cette Sainte Nuit, faisons nôtre son engagement, pour que partout et toujours, dans le monde, les dons pascaux d’harmonie et de paix croissent et fleurissent”. On reprend aussi la tradition de la veillée vespérale, après que les deux pontifes précédents aient avancé le début de la messe à l’après-midi et pendant la messe, le Pape Léon XIV a baptisé dix adultes : cinq du diocèse de Rome, deux du Portugal, deux de Grande-Bretagne et un de Corée.
La croix du Dimanche de Pâques de Léon XIV.
Le Dimanche de Pâques il y a une croix qui appartient non seulement au rite du Vendredi Saint, mais à chaque jour de ce nouveau pontificat de Léon XIV, marqué par les guerres qui ravagent le monde, commençant en Terre Sainte. Le Pape l’a de nouveau portée au Chemin de Croix, une tradition que Paul VI a ravivée en 1964 après un voyage en Terre Sainte, et le geste n’est pas seulement un souvenir, mais un signe concret. C’est une croix silencieuse, faite de décisions, de pressions et de tensions accumulées, et d’une Curie qui porte encore l’empreinte de son prédécesseur. Au milieu des demandes réformistes de changement et des appels à la tradition pour la continuité, Léon XIV adopte un style sobre et réfléchi, marquant une rupture tranquille avec le Pape François. Un pontificat ne se mesure pas à la brièveté de ses débuts, mais au long terme de l’Église, où les décisions mûrissent à travers le discernement et portent des fruits au-delà du futur immédiat. Les derniers nominations le confirment, applaudissements pour Paolo Rudelli, 53 ans, de Bergame, un enfant prodige de la diplomatie vaticane, ex-nonce en Colombie, nommé au poste stratégique de Substitut pour les Affaires Générales de la Secrétairerie d’État, où il succède au très commenté Vénézuélien Edgar Peña Parra, 65 ans, nommé en 2018 —en remplacement d’Angelo Becciu— et maintenant destiné à la nonciature en Italie.
Peña Parra laisse derrière lui une controverse interminable. Dans les Sacrés Palais, on l’appelle «Maracaibo» pour l’insouciance qu’il a montrée dans sa gestion «sud-américaine» du cas le plus épineux : celui du bâtiment de Londres, une transaction initiée par Becciu et qui, sous sa direction, s’est terminée en désastre financier. L’intéressé lui-même, dans son message d’adieu et dans une interview télévisée, l’a appelée son «chemin de croix». Peut-être parce qu’il ne s’est jamais remis de l’épisode le plus embarrassant : à Londres, devant la Haute Cour de Justice en juillet 2024, présidée par le juge Robin Knowles, lors de plusieurs audiences, en sueur et visiblement angoissé, avec un imposant garde du corps à ses côtés et les cils apparemment maquillés, il a admis avoir connaissance de factures falsifiées payées par son bureau et avoir négligemment ouvert la porte à des investisseurs accrédités. Le juge anglais atterré a assisté à ce douloureux calvaire. Le premier jour, Peña Parra a répondu en anglais pensant dominer la situation. Plus tard, il a préféré avoir un interprète à proximité, peut-être pour retarder ses réponses, incapable de sortir de l’impasse dans laquelle il s’était mis. La situation est devenue clairement patente lors du procès au Vatican, où la gendarmerie et les témoins, sous la direction de la Secrétairerie d’État, ont fini par essayer de tout embrouiller. Ceci est un « embrouille » que Prevost essaie de résoudre, comme cela a été patent même pendant le débat dans les Congrégations Générales, quand le Secrétaire d’État a montré de manière inattendue un document extra-officiel de Bergoglio, et plus que douteux, qui, de manière surprenante, demandait la démission de Becciu du Conclave.
Le Bureau du Substitut semble avoir eu un rapport six mois avant le début formel de l’enquête vaticane, qui contenait aussi des informations sur l’accès illicite de Pasquale Striano, le financier enquêté dans l’affaire «Dossieropoli», au centre d’un sinfín d’intrigues qui ont impliqué de nombreuses personnes par la suite impliquées dans le procès Becciu. Parmi les enquêtés se trouvaient des politiciens, des entrepreneurs et des figures publiques. L’affaire est délicate et peut résulter en l’invalidité de tout le procès en raison d’une grave violation du droit à la défense, un droit sacré que Prevost lui-même a réaffirmé solennellement en deux occasions publiques.
Pendant le pontificat de François, Peña Parra a été, de fait, l’homme le plus puissant de la Curie. Le Substitut se réunissait quotidiennement avec le Pape, lui remettant des documents et révoquant des décisions. Cependant, selon beaucoup, François ne consacrait que quelques minutes à ces réunions, se limitant souvent à un simple « D’accord, fais-le ». Dans cet espace, le pouvoir du Substitut s’est consolidé par des gestes, des décisions et des dossiers, même sans le contrôle absolu du pontife, ce qui a généré des tensions et des contradictions, avec des mesures parfois refusées ou révoquées par le Pape lui-même. Cela a aussi résulté en des années difficiles pour le Secrétaire d’État Pietro Parolin, formellement supérieur mais trop souvent obligé de se soumettre à des décisions prises dans d’autres domaines. Ce n’est pas par hasard que, après le conclave, l’intention de rééquilibrer cette dynamique était évidente. Le transfert de Peña Parra à la nonciature en Italie a semblé immédiatement anomal, avec un retard dans son approbation bien au-delà du délai habituel entre l’Italie et le Saint-Siège.
Selon des rumeurs provenant de la troisième loge du Palais Apostolique, les ombres planent sur les méthodes opératives et les relations développées pendant ces années : contacts avec le Tribunal et cercles au sein de la gendarmerie vaticane, conversations avec des agences de renseignement et liens avec des secteurs de la Guardia di Finanza, dans un réseau de connexions qui n’a jamais été complètement éclairci. Ces facteurs génèrent des doutes chez plusieurs fonctionnaires, des deux côtés, sur son aptitude à représenter le Saint-Siège en Italie. Peña Parra est le premier Substitut de l’après-guerre qui n’a pas reçu la cardinalice et l’un des rares à avoir été destitué pour être assigné à une nonciature. Persiste une question fondamentale : cette nomination risque d’exposer le gouvernement italien à une évidente honte, l’obligeant à surveiller immédiatement les relations du nouveau nonce avec les institutions étatiques les plus sensibles. Même dans les coins les plus sombres des Palais Sacrés, où le pouvoir adopte parfois des formes moins évangéliques que ce qu’on souhaiterait, la croix reste là, silencieuse. En attendant que quelqu’un s’en charge vraiment.
La profonde déception de Mater Populi Fidelis.
Edward Pentin dans le National Catholic Register , on informe que la Commission Théologique de l’Association Mariale Internationale (IMA) , intégrée par des cardinaux, des évêques et plus de quarante théologiens et mariologues de renommée internationale (parmi eux Scott Hahn, Mark Miravalle et Michael Sirilla), a envoyé une lettre ouverte le 19 mars 2026 , Solennité de Saint Joseph, au Cardinal Víctor Manuel Fernández , Préfet du Dicastère pour la Doctrine de la Foi (DDF). La lettre, rendue publique à la fête de l’Annonciation, exprime une « profonde déception » pour le silence persistant du Vatican face aux critiques détaillées adressées à la note doctrinale Mater Populi Fidelis , publiée le 4 novembre 2025 .
Elle considère que les titres de « Coredemptrice » et certains usages de « Médiatrice de toutes les grâces » sont théologiquement et pastoralement ambigus, déconseillant leur usage dans les documents officiels, l’enseignement et la liturgie, sans nier les vérités qu’ils prétendent exprimer. Les mariologues craignent que cette approche adopte une vision minimaliste du rôle de Marie, ce qui pourrait affaiblir la dévotion populaire et fermer la porte à de possibles nouveaux dogmes mariaux après des décennies d’étude. Dans son commentaire de 23 pages, publié le 8 décembre 2025 (Fête de l’Immaculée Conception), la Commission a identifié de nombreuses omissions , minimisassions et, dans certains cas, contradictions flagrantes avec les enseignements mariaux préconciliaires et postconciliaires, y compris ceux du Concile Vatican II. Par conséquent, ils ont demandé des clarifications et des corrections pour assurer une herméneutique de continuité dans le Magistère Marial. Les théologiens rappellent des interventions antérieures du Saint-Office (aujourd’hui DDF) qui exigeaient des corrections, comme l’Instruction sur l’Esclavage de 1866, par la suite annulée par Léon XIII et condamnée comme intrinsèquement mauvaise par Saint Jean-Paul II dans Veritatis Splendor.
Ils ont accueilli avec satisfaction les clarifications informelles que le cardinal Fernández a émises le 27 novembre 2025 à la journaliste Diane Montagna, selon lesquelles le titre de Coredemptrice n’est pas « toujours inapproprié », mais qu’il doit seulement être exclu des documents officiels et des textes liturgiques. Cependant, ils regrettent que ces clarifications soient restées sur un plan informel et que la note omette encore « de manière substantielle » la valeur rédemptrice de la coopération active et singulière de Marie, constituant un recul doctrinal et une « interdiction inutile » du légitime titre de Coredemptrice. À ce jour le Cardinal Fernández n’avait pas encore répondu aux demandes et nous craignons qu’il ne le fasse jamais.
Le retour à la foi de la génération Z.
Ce n’est pas l’Évangile qui est attractif, mais ce qu’il transmet : discipline , règles , structure . Exactement ce que —comme l’explique Antony Gross , avec 48,5 millions de followers sur TikTok— ont besoin les jeunes aujourd’hui, qui mènent une vie quotidienne chaotique et précaire. Ils ont besoin de rituels, de certitudes et d’un sens de communauté : et c’est ce que l’influencer essaie d’offrir à ses «suiveurs», qui ne peuvent pas seulement voir ses vidéos, mais aussi le rencontrer en personne lors des nombreuses réunions avec pizza qu’il organise. Les vidéos montrent des dizaines de filles et de garçons passant la nuit ensemble : rien d’inconnu pour quiconque a assisté à l’oratoire, mais pour New York c’est quelque chose de nouveau. Seulement après la pizza et la convivialité, le groupe se dirige vers l’église pour assister à la messe . La séquence n’est pas aléatoire : d’abord la relation, puis le rituel. D’abord la communauté, puis le rituel.
Antony a dit : «J’espère que cette série inspirera plus de personnes qui normalement n’iraient pas à la messe à l’essayer». Et à en juger par ses vidéos, il semble atteindre son objectif. Bien qu’il ne veuille pas être étiqueté comme un » influencer catholique «, comme beaucoup d’autres, il critique des églises, de la même manière que d’autres critiquent des cafés ou des bars. «J’aime montrer des églises et aider les gens à trouver de nouveaux endroits où aller». L’église d’Antony à New York, St. Joseph’s, a récemment connu une augmentation de près de 20 % de l’assistance.
Selon le site web Osv News , la génération Z américaine assiste à l’église en moyenne 1,9 fois par mois , soit environ 23 fois par an. Cette chiffre est beaucoup plus élevé que celui des générations précédentes, qui assistent à la messe seulement 17 fois par an. Environ entre 15 % et 21 % des personnes nées entre 1997 et 2012 (de 13 à 29 ans, à ce jour) s’identifient comme catholiques.
L’Église d’Allemagne en état de fermeture.
Les moines (Hare Krishna) et la marijuana.
Les faits remontent à 2022, quand un randonneur qui parcourait les Apennins tosco-romagnols, entre Premilcuore et Rocca San Casciano, a perçu une forte odeur de marijuana provenant d’un ancien ermitage du XIXe siècle. À l’intérieur de la demeure, qui manquait de gaz et se chauffait uniquement au bois, deux moines menaient une vie ascétique et isolée, accessible seulement après une longue randonnée. À l’arrivée des Carabinieri, tous deux, à la demande de la police, ont immédiatement remis les plantes qu’ils cultivaient en plein air, sans opposer de résistance et sans besoin de perquisition. La défense s’est basée entièrement sur le droit à la liberté religieuse . Les deux accusés ont toujours soutenu que «la consommation de cannabis était liée à des pratiques religieuses», concrètement au culte de la déesse Shiva et que la consommation n’avait pas de fins récréatives, mais de prière.
Sainte Marie Majeure désacralisée.
Nous sommes habitués à voir des annonces géantes sur des bâtiments historiques, tout a commencé comme une façon de couvrir les antiesthétiques échafaudages pendant les périodes de restauration, maintenant il semble qu’on fasse des restaurations pour placer les annonces.
À la veille de Pâques, contempler Santa Maria Maggiore et la place qui l’entoure est une image triste, qui parle de décadence, d’indifférence et de la domination de l’argent partout. Deux énormes écrans publicitaires ont été installés sur la façade de la Basilique, ainsi que sur la partie arrière. En réalité, ce n’est pas la première fois ; ils ont été placés en préparation du Jubilé , avec l’excuse qu’ils financeraient les travaux de restauration pour l’Année Sainte, et ensuite retirés. Même alors, il y a eu une certaine confusion entre résidents et touristes, parce que les deux écrans sont énormes, et la projection d’annonces de téléphones ou de vacances à la plage sur une Basilique construite au XVe siècle était déconcertante. Mais voir les écrans à nouveau aujourd’hui semble une véritable moquerie. Maintenir une grande basilique n’est pas chose facile, nous le savons, et la prétendue dévotion au Pape François n’a jamais atteint la poche, c’est plutôt de la curiosité que autre chose.
Formellement il s’agit simplement de publicité placée sur des échafaudages (bien que cela ne soit pas clair si des travaux de restauration sont en cours ; c’est un monument de l’UNESCO. Est-il vraiment possible de défigurer une des façades religieuses les plus belles du monde pour gagner plus d’argent ? Dans les basiliques, surtout les plus importantes, cela ne devrait pas être possible. Certains parlent de «pratiques simoniaques», et de fait, si nous nous en tenons à l’Évangile, nous ne sommes pas si loin de la réalité.
Pâques dans l’espace.
Et nous terminons par le civil et dans l’espace, c’est aussi Pâques. Le pilote d’Artemis II, l’astronaute Victor Glover, vient de partager un touchant message de Pâques depuis les profondeurs de l’espace : « Si incroyablement loin de la Terre, contemplant extasié la majestueuse et écrasante beauté de la création divine». «Quand je lis la Sainte Bible et que je vois toutes les merveilles prodigieuses que Dieu a faites pour nous… cet endroit absolument étonnant, cet oasis miraculeux dans l’immense univers ».
Joyeuses Pâques à nos lecteurs : pour que «ressuscités avec lui dans le baptême par la foi, par une vie sainte nous puissions arriver à la patrie céleste».
«… il vit et crut».
Bonne lecture.