Le vaurien d'Arthur Roche

Qui est le cardinal Roche.

Très d’accord avec Specola.

Et avec l’histoire de zascandil.

Le zascandil d’Arthur Roche.

Sérieux, vraiment sérieux, ce personnage ne l’a jamais été. Arthur Roche passe des années à causer le type de dommages qu’un fonctionnaire de la curie peut infliger avec brio : déguiser la coercition avec le langage de la préoccupation pastorale, déguiser la rupture avec le langage de la continuité, et ensuite s’offusquer quand les catholiques remarquent que le déguisement leur tombe des mains. Dans sa nouvelle interview avec OSV, il affirme que les débats liturgiques doivent être vus du point de vue de l’unité, non des préférences personnelles ; il réitère que le rite ancien était utilisé contre la réforme du Concile Vatican II ; il qualifie la Messe traditionnelle comme une concession qui n’est toujours disponible que « par autorité papale » ; et puis, avec un mélange d’arrogance et de paranoïa, il demande pourquoi il y a « tout ce remue-ménage » et dit que « clairement, il y a quelque chose de plus en cours ».

Il admet même que le silence, la musique et la révérence font partie de l’attrait du rite ancien, et que cela remet en question le Novus Ordo. Cette dernière confession est clé. Au lieu de lutter contre un culte imaginaire à la nostalgie, Roche fait face à l’évidence. Les gens sont attirés par une liturgie qui se sent sacrée, sonne sacrée et se comporte comme si Dieu était présent. Il le sait. Il le dit. Puis, il fait volte-face et traite ceux qui désirent ce type de culte comme un problème politique qui doit être contrôlé. L’insulte vient enveloppée dans un sourire moqueur. Ils viennent parce que l’église est silencieuse, la musique est solennelle et le rite est révérencieux. Mais sa réponse n’est pas le repentir pour le désert qui l’a remplacé, mais une autre leçon sur l’unité.

Ce qui est vraiment révélateur chez Roche n’est pas simplement qu’il veuille des restrictions, beaucoup d’évêques le veulent. Ce qui est révélateur, c’est qu’il l’a déjà clairement dit en 2023, quand ses déclarations à la BBC ont été largement diffusées, affirmant que « la théologie de l’Église a changé ». En pratique, il admettait ce que les défenseurs de l’accord postconciliaire avaient nié pendant des décennies : l’ancienne messe et le nouvel ordre liturgique ne diffèrent pas seulement dans la langue, le calendrier ou l’accent, mais dans la compréhension théologique que transmet le rite lui-même. C’est pourquoi Roche mérite un mépris spécial. Pendant des années, on a dit aux catholiques traditionalistes que leurs objections étaient hystériques, que le nouveau rite n’était que l’ancienne foi avec un habillement cérémoniel mis à jour, que la continuité était évidente pour tout observateur honnête. Puis Roche, peut-être trop obtus pour comprendre les implications de sa propre franchise, a lâché la vérité.

Il y a eu un changement, la réforme l’a incarné, et le rite romain hérité reste là comme une preuve irréfutable contre le conte de fées officiel. Et une fois qu’il l’a admis, toute la campagne antitraditionaliste a acquis une nouvelle dimension. Elle a cessé de sembler une simple purge et a commencé à sembler exactement ce qu’elle est : une tentative de supprimer un témoignage liturgique qui rappelle trop de choses.  Roche cite maintenant saint Paul sur l’importance de recevoir ce qui nous a été donné et met en garde contre le contrôle de la liturgie selon les préférences personnelles.  Le rite romain traditionnel n’a pas été le produit d’un comité d’amateurs, d’un atelier d’après-guerre ni d’une culture de gestion pastorale enivrée par des options, des experts et des préfaces explicatives. Donc non, Roche ne défend pas l’unité. Il défend les termes de l’accord. Il veut un régime liturgique unique, une mémoire officielle, une interprétation permise du concile et une direction claire. Il veut que les catholiques qui se souviennent encore de ce qu’était le rite romain avant l’arrivée des experts cessent de rappeler à tous que la révolution avait un avant. C’est pourquoi sa condescendance est si exaspérante. Il se présente comme le sobre gardien de l’ordre ecclésial, alors qu’en réalité il est l’un des principaux responsables de démontrer que la lutte n’a jamais été une question de goûts.

https://infovaticana.com/blogs/specola/leon-xiv-en-la-europa-catolica-y-rica-ramos-en-el-vaticano-el-santo-sepulcro-cerrado-el-cabreo-de-las-victimas-de-abusos-el-cardenal-woelki-crecido-el-papa-francisco-y-el-celibato-el-anticomunis/

 

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