Évangile du jour 3 avril 2026 – Jean 18, 1

Première Lecture

Première lecture

Lecture du livre d’Isaïe

Isaïe 52, 13–53, 12

Voici que mon serviteur réussira,
il sera élevé, exalté, très haut placé.
Nombreux ont été les affligés à le voir,
son visage était si défiguré qu’il n’était plus celui d’un homme ;
devant lui, de nombreux peuples sont bouleversés.
Devant lui les rois ferment la bouche,
car ils voient ce qu’on ne leur avait jamais raconté,
ils apprennent ce qu’ils n’avaient jamais entendu.

Qui croira à ce que nous avons annoncé ?
Sur qui se révélera le bras du Seigneur ?
Il grandit comme un rejeton devant lui,
comme une racine sortant d’une terre desséchée.
Il n’avait ni beauté ni éclat pour attirer nos regards,
sa gloire n’était pas telle que nous la désirions.
Méprisé, abandonné des hommes,
homme de douleur, habitué au malheur,
semblable à celui qu’on ne veut pas voir :
méprisé et compté pour rien.

Pourtant c’étaient nos souffrances qu’il portait,
nos douleurs dont il était chargé.
Et nous, nous le considérions comme un lépreux,
comme un homme frappé par Dieu et humilié.
Blessé pour nos péchés, broyé pour nos fautes,
le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui,
et c’est par ses plaies que nous sommes guéris.

Tous comme des brebis, nous avions perdu le chemin,
chacun de nous allait par son propre chemin,
et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
Maltraité, il s’humilie et n’ouvre pas la bouche,
comme un agneau mené à l’abattoir,
comme une brebis muette devant ceux qui la tondent :
il n’ouvre pas la bouche.

On le retire injustement à la terre des vivants,
pour la faute de mon peuple, il est frappé de mort.
On lui donne un tombeau avec les malfaiteurs,
mais il est mis au cachot avec le riche,
alors qu’il n’avait commis aucune violence
et qu’on n’avait trouvé aucune ruse dans sa bouche.

Le Seigneur lui-même voulait le briser par la souffrance.
S’il offre sa vie en sacrifice d’expiation,
il verra une postérité, il prolongera ses jours,
et la volonté du Seigneur s’accomplira par lui.
À cause de la peine de son âme,
il verra la lumière et sera rassasié.
Par sa connaissance, mon serviteur, le juste,
justifiera beaucoup d’hommes,
il portera leurs fautes.

Aussi lui donnerai-je une part avec les grands,
et avec les puissants, un lot de dépouilles,
parce qu’il s’est livré à la mort
et qu’il a été compté parmi les malfaiteurs,
alors qu’il portait le péché de beaucoup d’hommes
et qu’il intercédait pour les coupables.

Deuxième lecture

Lecture de la lettre aux Hébreux 

Hébreux 4, 14-16 ; 5, 7-9

Frères : Jésus, le Fils de Dieu, est notre grand prêtre : il est passé au ciel. Restons fermes dans la foi que nous professons. En effet, nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses ; lui-même, en effet, a subi à notre place l’épreuve de la tentation, sans y consentir. Avançons-nous donc avec pleine confiance vers le trône de la grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de l’aide.

C’est précisément pour cela que, dans les jours de sa vie mortelle, Jésus a adressé, avec de grands cris et des larmes, ses supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort ; et il fut exaucé pour sa piété. Bien qu’il fût Fils, il apprit par ses souffrances l’obéissance, et, parvenu à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent la cause du salut éternel.



Évangile

Passion de notre Seigneur Jésus Christ selon saint Jean 18, 1 — 19, 42

Jean 18, 1–19, 42

En ce temps-là, Jésus traversa avec ses disciples le torrent du Cédron, où se trouvait un jardin, dans lequel il entra avec ses disciples. Judas, qui le livrait, connaissait aussi l’endroit, car souvent Jésus s’y était rencontré avec ses disciples.

Alors Judas prit la cohorte de soldats, ainsi que des gardes envoyés par les grands prêtres et les pharisiens, et il vint là avec des lanternes, des torches et des armes.

Jésus, qui savait tout ce qui allait lui arriver, se détacha et leur demanda : « Qui cherchez-vous ? » Ils lui répondirent : « Jésus de Nazareth ». Jésus leur dit : « C’est moi ! » Il y avait aussi là Judas, le traître. Quand il leur eut dit : « C’est moi ! », ils reculèrent et tombèrent par terre. Jésus leur demanda de nouveau : « Qui cherchez-vous ? » Ils dirent : « Jésus de Nazareth ». Jésus répondit : « Je vous l’ai dit : c’est moi. Si c’est moi que vous cherchez, laissez partir ceux-là ». Ainsi s’accomplissaient les paroles qu’il avait dites : « Je n’ai perdu aucun de ceux que tu m’as donnés ».

Alors Simon-Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui coupa l’oreille droite. Ce serviteur s’appelait Malchus. Jésus dit à Pierre : « Remets ton épée au fourreau. Ne boirai-je pas le calice que le Père m’a donné ? »

La cohorte de soldats, le tribun et les gardes des Juifs arrêtèrent Jésus, le lièrent et l’emmenèrent d’abord chez Hanne, beau-père de Caïphe, qui était grand prêtre cette année-là. C’était Caïphe qui avait donné aux Juifs ce conseil : « Il est avantageux qu’un seul homme meure pour le peuple ».

Simon-Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Ce disciple, connu du grand prêtre, entra avec Jésus dans la cour du grand prêtre, tandis que Pierre restait à l’extérieur, près de la porte. Le disciple connu du grand prêtre sortit et parla à la portière, et il fit entrer Pierre. Alors la servante portière dit à Pierre : « Toi aussi, n’es-tu pas un disciple de cet homme ? » Il répondit : « Je n’en suis pas ! » Les serviteurs et les gardes se tenaient près d’un brasero, car il faisait froid ; ils se chauffaient. Pierre était aussi avec eux, debout, à se chauffer.

Le grand prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit : « Moi, j’ai parlé ouvertement au monde ; j’ai toujours enseigné dans la synagogue et dans le Temple, où tous les Juifs se réunissent, et je n’ai rien dit de caché. Pourquoi me demandes-tu cela ? Demande à ceux qui m’ont entendu ce que je leur ai dit. Regarde, ils savent ce que j’ai dit ». À ces mots, un des gardes qui se tenait près de là donna une gifle à Jésus en disant : « C’est ainsi que tu réponds au grand prêtre ? » Jésus lui répondit : « Si j’ai mal parlé, montre en quoi ; mais si j’ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? » Alors Hanne envoya Jésus, lié, à Caïphe, le grand prêtre.

Or Simon-Pierre se tenait là, à se chauffer, et on lui dit : « Toi aussi, n’es-tu pas un de ses disciples ? » Il le nia et dit : « Je n’en suis pas ! » L’un des serviteurs du grand prêtre, parent de celui à qui Pierre avait coupé l’oreille, lui dit : « Ne t’ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec lui ? » Pierre nia encore ; et à ce moment-là, un coq chanta.

On emmena Jésus de chez Caïphe au prétoire. C’était le matin. Les Juifs n’entrèrent pas dans le prétoire, pour ne pas se souiller et pouvoir manger l’agneau pascal.

Pilate sortit donc à leur rencontre, dehors, et il leur dit : « Quelle accusation portez-vous contre cet homme ? » Ils lui répondirent : « Si ce n’était pas un malfaiteur, nous ne te l’aurions pas livré ». Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et jugez-le selon votre loi ». Les Juifs lui dirent : « Nous, nous n’avons pas le droit de donner la mort à quelqu’un ». Ainsi s’accomplissait la parole que Jésus avait dite pour indiquer de quelle mort il allait mourir.

Pilate rentra dans le prétoire, fit appeler Jésus et lui dit : « Toi, es-tu le roi des Juifs ? » Jésus répondit : « Est-ce là une question de toi, ou bien d’autres te l’ont-ils dit ? » Pilate lui répondit : « Moi, suis-je juif ? C’est ton peuple et les grands prêtres qui t’ont livré à moi. Qu’as-tu fait ? » Jésus répondit : « Mon Royaume n’est pas de ce monde. Si mon Royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais, en fait, mon Royaume n’est pas d’ici ». Pilate lui dit : « Donc, tu es roi ? » Jésus répondit : « Tu le dis : je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui est de la vérité écoute ma voix ». Pilate lui dit : « Qu’est-ce que la vérité ? »

Ayant dit cela, il sortit de nouveau pour aller vers les Juifs et il leur dit : « Je ne trouve aucun motif de condamnation en son cas. Selon la coutume de chez vous, je vous relâche quelqu’un pour la Pâque. Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ? » Mais ils se mirent à crier : « Pas lui, mais Barabbas ! » (Or Barabbas était un brigand).

Alors Pilate prit Jésus et le fit flageller. Les soldats tressèrent une couronne d’épines qu’ils posèrent sur sa tête ; ils le revêtirent d’un manteau pourpre, et, s’approchant de lui, ils lui disaient : « Salut, roi des Juifs ! » et ils le giflaient.

Pilate sortit de nouveau dehors et dit aux Juifs : « Voyez, je vous l’amène dehors pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation ». Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau pourpre. Et Pilate leur dit : « Voici l’homme ». À sa vue, les grands prêtres et leurs gardes se mirent à crier : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le, car je ne trouve aucun motif de condamnation en son cas ». Les Juifs lui répondirent : « Nous avons une loi, et, selon cette loi, il doit mourir, parce qu’il s’est déclaré Fils de Dieu ».

Quand Pilate entendit ces paroles, il eut encore plus peur. Il rentra dans le prétoire et dit à Jésus : « D’où es-tu ? » Mais Jésus ne lui donna pas de réponse. Pilate lui dit alors : « Tu refuses de me parler à moi ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? » Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi si on ne te l’avait donné d’en haut ; c’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a un péché plus grand ».

Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs criaient : « Si tu le relâches, tu n’es pas un ami de l’empereur ; celui qui se fait roi s’oppose à l’empereur ». À ces mots, Pilate fit sortir Jésus et s’assit sur le tribunal, à l’endroit qu’on appelle le Lithostrotos (en hébreu Gabbatha). C’était le jour de la Préparation pour la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi ». Ils s’écrièrent : « À mort, à mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Votre roi, je vais le crucifier ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur ». Alors il le leur livra pour qu’il soit crucifié.

Ils prirent donc Jésus. Lui, portant sa croix, se dirigea vers l’endroit du crâne, qu’on appelle en hébreu Golgotha, où ils le crucifièrent, ainsi que deux autres, un de chaque côté de lui, Jésus au milieu. Pilate fit aussi préparer une inscription qu’il fit placer sur la croix ; il y était écrit : « Jésus de Nazareth, roi des Juifs ». Beaucoup de Juifs lurent cette inscription, car l’endroit où l’on avait crucifié Jésus était proche de la ville, et c’était écrit en hébreu, en latin et en grec. Alors les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate : « N’écris pas : Roi des Juifs, mais : Cet homme a dit : Je suis roi des Juifs ». Pilate répondit : « Ce qui est écrit reste écrit ».

Quand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chaque soldat ; ils prirent aussi la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée tout d’une pièce de haut en bas. Ils se dirent donc entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons au sort pour savoir à qui elle reviendra ». Ainsi s’accomplissait cette parole de l’Écriture : Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort ma tunique. C’est ce que firent les soldats.

Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Après cela, sachant que tout était achevé, Jésus dit pour que l’Écriture s’accomplisse : « J’ai soif ». Il y avait là un vase rempli de vinaigre. On mit sur une branche de buis une éponge imbibée de vinaigre et on la lui approcha de la bouche. Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est accompli », et, inclinant la tête, il rendit l’esprit.

Ici tous s’agenouillent et l’on observe un court silence.

Comme on était le jour de la Préparation et que les Juifs ne voulaient pas que les corps restent sur la croix le jour du sabbat – car ce sabbat était un jour très solennel –, ils demandèrent à Pilate de leur briser les jambes et de les faire descendre. Les soldats vinrent donc ; ils brisèrent les jambes au premier, puis au second des crucifiés avec Jésus. Mais quand ils arrivèrent à Jésus et qu’ils virent qu’il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats lui transperça le côté avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.

Celui qui a vu ces choses en rend témoignage, et son témoignage est vrai ; il sait qu’il dit vrai, afin que vous aussi vous croyiez. Et ces événements ont eu lieu pour que s’accomplisse l’Écriture : Aucun de ses os ne sera brisé ; et encore, dans un autre passage de l’Écriture, on lit : Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé.

Après cela, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate la permission de prendre le corps de Jésus. Et Pilate le permit. Il vint donc et enleva le corps. Il vint aussi Nicodème, qui était allé le voir de nuit, et il apporta un mélange de myrrhe et d’aloès pesant environ cent livres. Ils prirent le corps de Jésus et le revêtirent de linges, avec les aromates, selon la coutume d’ensevelir chez les Juifs. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin un tombeau neuf dans lequel on n’avait encore mis personne. Comme le tombeau était proche et qu’on était déjà le jour de la Préparation pour les Juifs, c’est là qu’on déposa Jésus.

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