Les sept dimanches de Saint Joseph (IV)

Les sept dimanches de Saint Joseph (IV)

Durante sept dimanches, nous accompagnons saint Joseph dans un parcours spirituel qui nous permettra de contempler, pas à pas, ses douleurs et ses joies, et d’apprendre de son obéissance silencieuse et fidèle dans le mystère de l’Incarnation.

Prière initiale au Cœur de Jésus

Cœur de Jésus, Verbe éternel du Père, Souverain et éternel Prêtre,
qui n’as pas seulement voulu habiter parmi les hommes,
mais apprendre d’un homme dans l’obéissance quotidienne de la maison de Nazareth.

Toi qui regardais Joseph non seulement comme protecteur,
mais comme véritable père, placé par le Père céleste
pour t’introduire dans la Loi, dans le travail, dans la prière et dans le silence d’Israël.

Il a gardé ton Corps très saint et défendu ta vie fragile,
avec l’exemple visible de ce que signifie vivre entièrement pour Dieu.

Accorde-nous, Seigneur, d’être en ces sept dimanches
comme des disciples admis dans l’intimité royale de ta maison.

Fais-nous apprendre de Joseph ce que Toi-même tu as appris :
l’obéissance silencieuse, la virilité sainte, la fidélité sans bruit,
l’amour qui sert sans occuper le centre.

Cœur de Jésus, introduis ton Église dans l’école cachée de Nazareth,
et remets-nous, comme Toi-même tu as voulu te remettre, à la garde fidèle du juste Joseph.
Amen.

Douleur : l’épée annoncée – Joie : la lumière reconnue (Lc 2,22-35)

Joseph, colonne ferme du dessein divin,
nous te contemplons au Temple, offrant l’Enfant selon la Loi du Seigneur.

Tu entends des paroles de gloire et des paroles d’épée ;
promesse de salut et annonce de contradiction.

Ton âme, habituée à la contemplation, ne se scandalise pas :
tu sais que la vraie lumière blesse avant de guérir.

Tu acceptes une paternité marquée par la Croix, une mission traversée par le rejet.

Ici, l’Église apprend qu’il n’y a pas de fidélité sans souffrance,
ni de fécondité sans participation à la Passion.

Soutiens, Joseph, ceux qui servent le Peuple de Dieu
quand l’épée traverse l’âme et que le silence pèse.

***

Prière finale à Marie, Épouse du Charpentier

Marie Santissime, Mère du Rédempteur et Épouse du juste Joseph couronné au ciel,
Tu connais la fin du chemin parce que tu es passée la première par la foi, la croix et la gloire.

Tu sais que la vie de Nazareth est un silence qui débouche sur la vision,
une obéissance qui s’ouvre à la lumière éternelle, une vie cachée qui fleurit en gloire.

Enseigne-nous à vivre ainsi, Mère :
avec le cœur tourné vers le ciel tandis que les pieds foulent la terre ;
servant, travaillant, gardant le mystère,
sachant que tout est passage et que tout est semence pour l’éternité.

Confie-nous à Joseph, qui vit avec Toi pour toujours en Dieu ; remets-lui notre dernière heure,
quand le corps s’éteindra et que l’âme sera appelée à se présenter devant le Père.

Que Joseph nous attende alors comme père vigilant et guide sûr ;
qu’il nous prenne par la main dans le passage décisif
et nous introduise, sans crainte, dans la Maison où il n’y a ni nuit ni fatigue.

Marie, permets-nous de vivre comme Joseph a vécu à Nazareth :
dans la foi, dans l’obéissance, dans l’abandon confiant.

Et de mourir comme Joseph est mort à Nazareth : entre tes bras et ceux de votre Jésus.

Et fais que, accompagnés par Toi et par ton Époux castissime,
nous puissions entendre la voix du Fils qui nous appelle par notre nom
et nous fait entrer pour toujours dans la joie du Père et dans l’allégresse sans fin de l’Esprit.

Amen.

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