COPE promeut le suicide de l'Espagne et la substitution démographique

COPE promeut le suicide de l'Espagne et la substitution démographique

La Banque d’Espagne a tracé l’avenir de notre nation en des termes qui glacent le sang : si nous voulons maintenir en place le système de retraites et le marché du travail, il sera nécessaire d’incorporer près de 25 millions d’immigrants d’ici 2053 — ce qui représenterait plus de la moitié de la population actuelle —. Ce chiffre a été analysé dans l’émission Mediodía COPE. Mais on n’a pas parlé d’inciter à la natalité, ni de défendre la famille, ni de parier sur une culture de la vie. La solution qui est offerte est simple et dévastatrice : remplacer les Espagnols qui ne naissent pas par des étrangers qui occupent leur place.

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Une vision qui renonce à notre identité

Mercedes Fernández, directrice de l’Institut d’Études sur les Migrations de l’Université Pontificale de Comillas, a expliqué dans son intervention radiophonique ce qui est devenu pour beaucoup un dogme technocratique : l’Espagne vieillit, les baby boomers prennent leur retraite, il n’y a pas de naissances et les emplois précaires ne sont acceptés que par les immigrants — comme si le reste des emplois que les Espagnols sont prêts à faire ne l’étaient pas —. Par conséquent — disent les experts —, la seule issue est d’importer des millions de personnes.

La Banque d’Espagne parle en chiffres qui ne sont compréhensibles que depuis une idée de disparition du peuple espagnol. Cette approche vide de valeur notre identité nationale et culturelle. Elle réduit la vie d’un peuple à une statistique de marché, dans laquelle l’important ne sont pas les propres enfants, mais les mains étrangères qui assurent que la machinerie économique continue de fonctionner. Et pendant ce temps, on perpétue le silence sur l’essentiel : la natalité la plus basse d’Europe, la précarité de la maternité, l’abandon des familles et la culture de la mort qui imprègne nos lois et nos coutumes.

Nous avions déjà Felipe VI il y a quelques jours à l’ONU engageant l’Espagne comme « référent global en thèmes comme la lutte pour les droits sexuels et reproductifs », et en plus, il a ajouté sur le thème de la migration :

« Nous croyons que l’immigration, adéquatement gérée, est un vecteur de développement mutuel pour les sociétés d’origine, de transit et de destination, et que les Droits de l’Homme des migrants doivent être, en conséquence, la référence principale de notre action ».

Ce qui nous est proposé alors est de renoncer à notre continuité et d’accepter comme inévitable un plan de substitution démographique que signerait George Soros ou l’agendisme le plus radical.

L’Église qui accueille

Tandis que le Congrès avance dans le traitement d’une Initiative Législative Populaire qui vise à régulariser 500 000 immigrants, la Conférence Épiscopale Espagnole, avec Caritas, CONFER et d’autres entités, célèbre le soutien parlementaire. Ce soutien public montre comment une partie significative de l’Église institutionnelle en Espagne a assumé comme propre l’agenda de régularisation, tandis qu’on maintient un silence assourdissant sur le drame de la natalité et l’abandon de la famille.

En parallèle, le Pape Léon XIV rappelait dans son message pour la 111e Journée mondiale du migrant et du réfugié 2025 — qui, soit dit en passant, se célébrera les 4 et 5 octobre — que « les communautés qui accueillent les migrants et les réfugiés peuvent être un témoignage vivant d’une société dans laquelle on reconnaît à tous la dignité d’enfants de Dieu, dans laquelle tous sont frères et sœurs, partie d’une unique famille ». Et c’est vrai : la charité chrétienne exige d’accueillir et d’accompagner, mais l’accueil ne peut pas se confondre avec la substitution programmée d’un peuple qui renonce à engendrer des enfants. L’Évangile n’ordonne pas de démanteler sa propre maison, mais de la construire sur le roc. Un pays qui abdique de la vie et livre son avenir à des calculs technocratiques ne pratique pas la charité, mais creuse sa propre tombe.

S’il manque 25 millions d’Espagnols, la réponse logique devrait être : récupérer les familles nombreuses, nous ouvrir à la vie, maintenir le fil générationnel que nous avons hérité de nos grands-parents. On peut alors se demander si quand on est déjà remplacé le mot est accueillir ou démanteler.

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